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Propositions de l'A AUE sur l'évolution de la formation post-concours

01/12/2017

Par courrier en date du 1er septembre 2017, les ministères de la Culture et de la Cohésion des territoires confient à l’inspection générale des affaires culturelles et au Conseil général de l’environnement et du développement durable, une mission d’analyse de la formation reçue par les futurs AUE.

Il est demandé à la mission de réfléchir à l’opportunité de poursuivre et conforter la mutualisation des formations avec d’autres institutions et d’examiner l’opportunité de prévoir la création d’un concours sur titre.

 

A l’occasion de cette mission d’inspection, l’A AUE exprime ses attentes quant à l’évolution du pilotage et du contenu de la formation post-concours.

Vous trouverez sur le site de l'A AUE  http://www.a-aue.fr/recrutement/carriere-formation/formations,  les propositions de l'A AUE à la mission d'inspection. 

 

Sur le fond, l’A AUE partage les deux principales réorientations qui avaient été proposées en 2016 par les MTES/MCT après consultation des deux dernières promotions d’AUE et de leurs employeurs :

 

- Une mutualisation accrue avec le cursus des IPEF : au regard des évolutions des missions des MTES/MCT et de l’essaimage constaté des AUE aménagement, l’enjeu pour les AUE élèves est de disposer d’un enseignement partagé avec celui donné aux autres agents des corps d’encadrement supérieur (IPEF et AC) et de s’ouvrir sur toutes les formes d’action professionnelle de notre corps.

La formation post concours doit ainsi permettre une meilleure immersion des AUE aménagement dans leur futur environnement professionnel en s’appuyant sur les enseignements et formations délivrés par l’ENPC, l’IFORE voir le CNFPT. A cet égard, la mutualisation de certains modules de la formation avec ceux délivrés à l’Ecole des Ponts Paris Tech pour la formation des IPEF est clairement à renforcer.

Elle est potentiellement source d’enrichissement tant pour les AUE que pour les IPEF. L’A AUE prend acte des améliorations déjà mises en œuvre en ce sens avec la promotion 2017, tout en appelant à les accentuer.

Cet enjeu doit en effet être exprimé avec force par le ministère afin d’être pris en compte par les écoles comme une donnée structurante du calendrier des formations et non comme une simple évolution à la marge.

 

- Une mise en situation professionnelle dans le cadre du PFE et du stage : la durée du stage apparaît aujourd’hui trop longue pour un stage d’observation, et trop courte pour un stage d’application. Quant au PFE, il reste un exercice « hors sol » : si son sujet porte généralement sur une problématique prioritaire du service dans lequel l’AUE élève effectue son stage, le cadre académique très strict auquel il doit se conformer permet difficilement de le concevoir comme une réponse opérationnelle à une commande du service.

L’A AUE est donc favorable à ce que le format du stage et du PFE évoluent vers un mode plus applicatif mettant l’AUE élève en situation de répondre à une commande formulée par le service d’accueil, quitte à ce qu’elle soit imposée comme c’est le cas pour les élèves IPEF. Cette évolution peut être envisagée sans nécessairement remettre en question le principe d’un PFE orienté sur un cas de territorialisation de politiques publiques, domaine dans lequel les compétences des AUE sont reconnues.

 

L’A AUE estime, en outre, que la formation doit permettre de préparer au travail en équipe et en interdisciplinarité.

L’A AUE partage le constat quant à la nécessité d’adapter le contenu des enseignements aux besoins spécifiques des AUE aménagement. Les enseignements communs aux deux filières occupent en effet une proportion importante (75%) et la place consacrée aux questions liées au patrimoine dans ce tronc commun apparait excessive au regard de la place effective de cet enjeu dans les missions que les AUE aménagement auront à exercer.

Deux options se présentent dès lors pour remédier à ce déséquilibre :

- Soit réduire le tronc commun de la formation en le limitant aux seuls enseignements effectivement nécessaires aux deux spécialités, et compléter avec des modules de spécialité les plus appropriés à chacune des deux filières. Il est à noter que les AUE élèves n’y sont pas favorables.

 - Soit au contraire, fusionner le tronc commun de la formation des AUE avec la formation des IPEF, dans le cadre d’un cursus dédié au management public, moins spécialisé sur les questions d’aménagement et de patrimoine. Cette option présenterait l’intérêt d’élargir le champ de vision des AUE des deux filières et de contribuer a décloisonnement des pratiques administratives. Elle suppose que les connaissances nécessaires à l’exercice des fonctions d’ABF fassent l’objet d’une formation spécifique qui accompagnerait ces derniers dans leur prise de poste, qu’ils soient AUE élèves patrimoine, contractuels ou AUE issus de la filière aménagement.

 

Enfin, l’opportunité de faire évoluer le statut de la formation post-concours en lui donnant à son issue un caractère diplômant reste une question qui demande à être approfondie. En tout état de cause cet enjeu ne saurait être évacué au seul motif que les AUE seraient déjà fortement diplômés, alors que la formation des IPEF est sanctionnée par le mastère spécialisé « politiques & action publiques pour le développement durable ».

En outre, on pourrait imaginer que le titre à mettre en place ait valeur d’HMONP pour les AUE, ce qui permettrait d’éviter d’avoir à exiger la HMONP pour l’inscription au concours.